Facture impayée : comment relancer un client qui ne paie pas sa facture ?
La facture est envoyée depuis trois semaines et, depuis, aucune nouvelle.
Vous hésitez entre relancer et passer pour quelqu'un d'insistant…ou attendre encore et risquer de ne jamais voir l'argent.
Les factures impayées font partie du quotidien des indépendants.
Voici comment gérer ces situations désagréables.
Pourquoi les retards de paiement sont si fréquents (et si mal vécus)
Un client qui ne paie pas n'est pas forcément un client de mauvaise foi.
Dans la majorité des cas, le retard s'explique autrement :
- Parfois, c'est un simple oubli. Votre facture est arrivée au mauvais moment, elle a été mise de côté, puis oubliée. Le client n'y pense plus, non pas par malveillance, mais parce qu'il est débordé.
- Parfois, c'est un problème de process. Dans les entreprises, même petites, la facture passe par plusieurs mains : validation, comptabilité, mise en paiement. Chaque étape peut créer un délai. Votre facture n'est pas impayée, elle est juste bloquée quelque part dans un circuit administratif.
- Parfois, c'est un flou initial. Les conditions de paiement n'étaient pas claires. L'échéance n'était pas explicite. Le client ne savait pas qu'il devait payer sous 15 jours ou il pensait que le règlement viendrait "à la fin du projet".
Et puis il y a votre côté à vous. Relancer un client, on le sait tous, c'est inconfortable. On a peur de paraître insistant, de détériorer la relation, de passer pour quelqu'un qui "ne pense qu'à l'argent". Alors on repousse, on attend "encore quelques jours". Le retard s'allonge.
Cette gêne est humaine…mais elle vous coûte cher, en trésorerie, en énergie mentale, en temps passé à surveiller ce qui aurait dû être réglé.
Factures impayées : la méthode de relance progressive
Si vous êtes confronté à un impayé, voici une méthode en quatre étapes.
Le principe, résumé en quelques mots : rester professionnel, factuel et monter progressivement en intensité.
Étape 1 : Le rappel amical (J+7 après échéance)
Une semaine après la date d'échéance, envoyez un premier message. Court, neutre, sans accusation.
L'idée : donner à votre client une porte de sortie élégante. Peut-être a-t-il simplement oublié.
Objet : Facture n°XX - petit rappel
Bonjour [Prénom],
Je me permets de revenir vers vous concernant la facture n°XX d'un montant de [montant], dont l'échéance était fixée au [date]. Il s'agit peut-être d'un oubli, n'hésitez pas à me dire si vous avez besoin d'un renvoi ou d'une information complémentaire.
Merci et bonne journée,
[Votre nom]
Pas de relance téléphonique à ce stade. Un simple mail suffit. Le ton est détendu, la demande claire.
Étape 2 : La relance formelle (J+15)
Deux semaines après l'échéance, si vous n’avez toujours pas eu de retour, passez à un ton plus formel.
Rappelez les conditions initiales et, si votre contrat le prévoit, mentionnez les pénalités de retard.
Objet : Facture n°XX - relance
Bonjour [Prénom],
Sauf erreur de ma part, la facture n°XX de [montant], échue le [date], reste impayée à ce jour. Conformément à nos conditions, des pénalités de retard peuvent s'appliquer au-delà de cette date.
Merci de procéder au règlement dans les meilleurs délais ou de me contacter si un problème empêche le paiement.
Cordialement,
[Votre nom]
Vous restez courtois, mais le cadre se resserre. Le client comprend que vous suivez le dossier.
Étape 3 : La mise en demeure (J+30)
Un mois sans paiement ni réponse : il est temps d'envoyer une mise en demeure.
C'est un courrier formel, envoyé en recommandé avec accusé de réception, qui officialise votre demande et ouvre la voie aux recours légaux.
La mise en demeure doit mentionner :
- Le détail de la facture (numéro, montant, date d'échéance)
- Le retard constaté
- Un délai final de paiement (généralement 8 à 15 jours)
- Les suites envisagées en cas de non-paiement (procédure de recouvrement, action en justice)
Ce courrier a souvent un effet déclencheur : le client réalise que vous n'allez pas lâcher l'affaire.
Étape 4 : Les recours (au-delà de J+45)
Si la mise en demeure reste sans effet, plusieurs options s'ouvrent à vous :
- La médiation : faire appel à un tiers pour trouver un accord amiable.
- L'injonction de payer : une procédure simplifiée auprès du tribunal, sans avocat obligatoire pour les petits montants.
- Le recouvrement : confier le dossier à une société spécialisée qui prélèvera une commission sur les sommes récupérées.
Ces démarches sont contraignantes, mais elles existent. Et parfois, la simple mention de ces recours dans votre mise en demeure suffit à débloquer la situation.
Ce que les relances révèlent : un problème de système
Relancer un client qui ne paie pas, c'est gérer un symptôme. Mais le vrai problème est en amont.
Si vous en êtes là, c'est que votre système de facturation a permis au retard d'exister.
Le client a consommé votre prestation avant de payer. La facture est arrivée après coup. Il n'y avait aucune contrainte, aucun verrouillage.
Dans cette configuration, l'impayé n'est pas un accident, c'est un risque structurel. Et tant que vous facturez après la prestation, ce risque existera.
La question n'est pas de mieux relancer. Elle est de construire un cadre où la relance devient inutile.
La solution structurelle contre les factures impayées : sécuriser le paiement avant la prestation
Les prestataires qui n'ont quasiment jamais d'impayés appliquent tous la même logique : le paiement est sécurisé avant que la valeur soit délivrée.
Cela peut prendre plusieurs formes. Un paiement intégral avant l'intervention. Une préautorisation bancaire qui bloque le montant. Un acompte automatique au moment de la réservation. Un paiement par étapes, déclenché à chaque livrable.
Dans tous les cas, le principe est le même : quand le client s'engage, il s'engage financièrement. La prestation ne démarre pas tant que le cadre n'est pas sécurisé.
C'est exactement ce que permet Skod
Avec Skod, le paiement est capturé avant l'échange ou préautorisé et débité automatiquement à la fin :
- Un appel de 20 minutes ? Le client a enregistré sa carte, le montant est prélevé à la fin de la conversation.
- Un projet en plusieurs étapes ? Chaque jalon déclenche un paiement.
- Un message facturé ? Il est débité à l'envoi de votre réponse.
Vous n'avez plus à courir après l'argent.
Plus à relancer.
Plus à surveiller vos échéances.
Le système fait le travail et vous restez concentré sur ce que vous faites de mieux : votre métier.