Le Guide de l'Agence de Services : Transformer l'Expertise de vos Consultants en Nouvelle Source de Revenus

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Vous dirigez une agence de services. Conseil, digital, marketing, IT, design, RH...Peu importe la spécialité : votre métier, c'est de vendre l'expertise de vos experts ou consultants à des clients qui en ont besoin.

Et ça fonctionne. Vos projets tournent, vos équipes délivrent, vos clients sont satisfaits.

Pourtant, une question devrait vous traverser l'esprit :

Combien de sollicitations vos consultants reçoivent-ils chaque semaine... sans que vous n'en voyiez la couleur ?

On ne parle pas des projets. On ne parle pas des missions facturées au forfait ou au temps passé. 

On parle de tout le reste : 

  • L'ancien client qui revient six mois plus tard : "Tu aurais 20 minutes pour me donner ton avis sur un truc ?"
  • Le prospect qui hésite à signer : "Avant de se lancer, est-ce qu'on pourrait faire un call rapide pour valider quelques points ?"
  • Le contact LinkedIn qui sollicite : "Je sais que tu es expert sur le sujet, tu pourrais m'éclairer vite fait ?"

Ces demandes, vos consultants y répondent. Souvent gratuitement. Par réflexe, par politesse, parce que "ça ne prend que cinq minutes".

Sauf que cinq minutes par-ci, vingt minutes par-là, un appel "rapide" qui dure une heure... ça finit par représenter un volume considérable d'expertise donnée sans contrepartie.

Ce guide n'a pas pour objectif de transformer votre agence en machine à facturer chaque interaction. C'est normal de ne pas facturer chaque email ou chaque appel dans le cadre d'une mission en cours.

L'objectif est différent : vous montrer comment créer une nouvelle source de revenus sur un angle mort de votre activité.

Ces sollicitations "hors contrat" (celles qui arrivent quand il n'y a pas de projet en cours) représentent une opportunité. 

Une opportunité de valoriser l'expertise de vos consultants, de filtrer les demandes non qualifiées et d'ouvrir un accès payant à votre savoir-faire sans alourdir votre organisation.

Voici ce que vous allez découvrir dans ce guide :

  1. Prendre conscience de l'expertise que vous donnez gratuitement (et du manque à gagner associé…)
  2. Comprendre le modèle d'accès payant à l'expertise comme complément à vos projets classiques
  3. Structurer cet accès sans complexifier votre fonctionnement
  4. Lancer votre offre concrètement, étape par étape

Ce n'est pas une révolution de votre business model. C'est une extension intelligente.

Citation de Arthur Collenot

Ce guide, je l'ai conçu après des dizaines d'échanges avec des dirigeants d'agences qui me décrivaient tous le même constat : leurs consultants sont sollicités en permanence, mais seule une fraction de ces échanges génère du chiffre d'affaires. Skod est né de cette observation. J'espère que ces pages vous aideront à voir votre expertise différemment.

Arthur Collenot
Fondateur de Skod

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PARTIE 1 - L'expertise invisible : ce que vous ne facturez pas

Avant de parler solution, prenons le temps de poser le diagnostic. Car le problème que nous allons aborder est souvent invisible…précisément parce qu'il ne rentre dans aucune case de votre comptabilité.

#1 Le quotidien réel d'une agence de services

Votre cœur de métier, ce sont les projets. Un client vous sollicite pour une mission définie, vous cadrez le périmètre, vous établissez un devis et vos consultants délivrent. 

La facturation suit : au forfait, au temps passé, par jalons...Peu importe le modèle, l'échange est clair.

Dans ce cadre-là, personne ne s'attend à facturer chaque coup de téléphone ou chaque email. C'est normal. C'est le jeu. Le client paie pour un livrable ou un accompagnement, et les interactions qui permettent d'y arriver font partie du package.

Là n'est pas le sujet.

Le sujet, c'est tout ce qui se passe à côté des projets. Les sollicitations qui arrivent quand il n'y a pas de contrat en cours. Les demandes qui ne rentrent dans aucun devis.

Quelques exemples que vous reconnaîtrez sans doute :

L'ancien client qui revient "juste pour un conseil"

Vous avez terminé une mission il y a huit mois. Le client était satisfait, vous vous êtes quittés en bons termes. Et puis un jour, il vous écrit : "On a un sujet qui ressemble à ce qu'on avait fait ensemble. Tu aurais 30 minutes pour m'aider à y voir clair ?"

Votre consultant accepte. L'appel dure 45 minutes. Le client repart avec des réponses concrètes. Personne n'a parlé d'argent.

Le prospect qui veut "valider quelques points" avant de signer

Vous êtes en discussion commerciale avec un prospect intéressant. Il hésite encore. Pour le rassurer, vous proposez un échange avec l'un de vos experts. 

L'appel se transforme en mini-consultation gratuite. Le prospect repart avec de la valeur…et prend encore trois semaines pour se décider.

Le contact LinkedIn qui "aimerait ton avis"

Vos consultants ont de la visibilité. Ils publient, partagent leur expertise, construisent leur réputation. Et forcément, ça attire des sollicitations : "J'ai vu ton post sur [sujet]. Est-ce qu'on pourrait en discuter 15 minutes ?"

Parfois c'est un futur client. Souvent c'est quelqu'un qui veut juste obtenir de l'information gratuite.

La "question rapide" qui n'en finit pas

Un partenaire, un ancien collègue, une connaissance du réseau..."Je ne veux pas te déranger, mais j'aurais une petite question." La petite question devient une grande explication. Votre consultant y passe une heure. Et repart frustré, parce qu'il sait que ce temps aurait pu être mieux utilisé.

Ces situations, vous les vivez. Vos consultants les vivent. Et collectivement, elles représentent un volume d'expertise considérable qui ne génère aucun revenu.

#2 L'angle mort des agences : les sollicitations hors contrat

Soyons clairs sur un point : ces sollicitations ne sont pas du "vol". Ce n'est pas de l'argent que vous auriez dû facturer sur un projet existant. C'est de l'argent qui n'existe pas dans votre modèle actuel.

Et c'est précisément pour ça que c'est un angle mort.

Votre comptabilité voit les projets facturés. Votre CRM voit les opportunités commerciales. Mais personne ne voit les dizaines d'heures que vos consultants passent chaque mois à répondre à des demandes ponctuelles, hors de tout cadre contractuel.

Faisons un calcul simple.

Imaginons une agence de 5 consultants. Chacun reçoit, en moyenne, 2 à 3 sollicitations "hors contrat" par semaine. Des appels, des messages, des demandes de conseil. Mettons 1h30 par semaine et par consultant, en étant conservateur.

1h30 × 5 consultants × 48 semaines = 360 heures par an.

360 heures d'expertise. Données gratuitement. À des gens qui, pour la plupart, auraient accepté de payer si on leur avait proposé un cadre clair.

À 150€ de l'heure (un tarif raisonnable pour du conseil), ça représente 54 000€ de chiffre d'affaires potentiel. Par an. Pour une agence de 5 personnes.

On ne parle pas de révolutionner votre activité. On parle de récupérer une fraction de ce qui vous échappe aujourd'hui.

Et attention : le problème n'est pas que vos consultants soient "trop généreux".

Le problème, c'est qu'il n'existe pas de cadre simple pour transformer ces sollicitations en échanges payants. Alors par défaut, tout le monde fait au plus simple : on répond gratuitement, on passe à autre chose et on n'y pense plus.

Mais ces demandes sont légitimes. Ces gens ont un vrai besoin. Ils veulent accéder à une expertise qu'ils n'ont pas en interne. 

Et beaucoup seraient prêts à payer si le processus était fluide, clair et professionnel.

C'est là que tout se joue.

#3 Mini-diagnostic : Combien d'expertise donnez-vous gratuitement ?

Avant d'aller plus loin, prenez deux minutes pour évaluer votre situation. Ce diagnostic n'a rien de scientifique, il vise simplement à vous faire prendre conscience de l'ampleur du phénomène dans votre agence.

Répondez honnêtement : oui ou non ?

  1. Vos consultants reçoivent-ils régulièrement des demandes de "conseils rapides" de la part d'anciens clients ?
  2. Vous arrive-t-il de proposer des appels gratuits à des prospects pour les convaincre de signer ?
  3. Vos consultants sont-ils sollicités sur LinkedIn ou par email pour "un avis" ou "une question" ?
  4. Avez-vous des contacts (partenaires, réseau, anciens collègues) qui sollicitent votre expertise sans contrepartie ?
  5. Certains de vos consultants se plaignent-ils de passer du temps sur des demandes qui "n'aboutissent à rien" ?
  6. Existe-t-il un moyen simple, aujourd'hui, pour quelqu'un d'accéder à l'un de vos experts pour 30 minutes de conseil, sans passer par un projet complet ?

Interprétez vos réponses

  • 5 à 6 "oui" : Vous êtes typiquement dans la situation décrite. L'expertise de vos consultants fuit de toutes parts, sans que vous n'ayez de système pour la canaliser.
  • 3 à 4 "oui" : Le phénomène existe, même s'il est peut-être moins visible. Il y a une opportunité à saisir.
  • 0 à 2 "oui" : Soit votre agence est déjà très structurée sur ce point (bravo), soit le phénomène passe sous votre radar. Dans les deux cas, la suite de ce guide vous donnera des clés pour aller plus loin.

Le point important

Si vous avez répondu "non" à la question 6, c'est révélateur. Aujourd'hui, quelqu'un qui veut accéder à l'un de vos experts pour un besoin ponctuel n'a que deux options : 

  • Soit il lance un projet complet (trop lourd pour son besoin)
  • Soit il obtient un échange gratuit (pas de valeur pour vous)

Il manque une troisième voie : l'accès payant, simple et cadré.

C'est cette troisième voie que nous allons explorer dans la suite de ce guide.

PARTIE 2 - Le nouveau modèle : ouvrir un accès payant à vos experts

Vous avez pris conscience du phénomène : une partie significative de l'expertise de vos consultants s'évapore dans des échanges non facturés. 

La question, maintenant : comment transformer cette réalité sans bouleverser votre fonctionnement ?

La réponse tient en une idée simple : créer un accès payant à vos experts, en parallèle de vos projets classiques.

#1 Deux modèles qui cohabitent (et se renforcent)

Clarifions d'emblée : il ne s'agit pas de remplacer votre activité actuelle. Vos projets au forfait, vos missions au temps passé, vos accompagnements sur plusieurs mois, tout cela continue exactement comme avant.

Ce que nous proposons, c'est d'ajouter une deuxième couche. Un deuxième canal de revenus qui fonctionne en parallèle.

Modèle 1 : Les projets (votre cœur de métier)

Un client a un besoin structuré. Il veut une refonte de site, un audit stratégique, un accompagnement RH. Vous cadrez, vous chiffrez, vous délivrez. La relation s'inscrit dans la durée. Les échanges quotidiens font partie du package, personne ne compte les emails ou les appels.

Ce modèle fonctionne. Il continuera à fonctionner. Ne changez rien.

Modèle 2 : L'accès ponctuel à l'expertise (la nouvelle brique)

Quelqu'un a un besoin précis, limité dans le temps. Il ne veut pas lancer un projet complet. Il veut juste 30 minutes avec un expert pour débloquer une situation, valider une intuition, obtenir un éclairage.

Aujourd'hui, cette personne vous envoie un message et obtient (peut-être) un échange gratuit. Demain, elle réserve un créneau, paie en ligne et accède à votre consultant dans un cadre clair et professionnel.

Pourquoi ces deux modèles se renforcent-ils ?

Parce que l'accès ponctuel devient une porte d'entrée vers vos projets. Un prospect qui hésite à s'engager sur une mission à 15 000€ sera peut-être ravi de tester votre expertise pour 150€. 

S'il repart convaincu, vous venez de transformer un curieux en client qualifié.

Et parce que vos clients existants, ceux avec qui vous avez déjà travaillé, peuvent revenir facilement pour des besoins ponctuels, sans que vous ayez à monter une nouvelle proposition commerciale à chaque fois.

L'accès payant n'est pas une concurrence à vos projets. C'est un filet qui récupère tout ce qui passait à travers les mailles.

#2 Ce que permet l'accès payant à l'expertise

Concrètement, qu'est-ce que ce modèle change pour votre agence ? 

Regardons les trois situations les plus fréquentes.

Pour vos clients existants : revenir sans friction

Vous avez livré un projet il y a six mois. Le client est satisfait, mais il n'a pas de nouveau projet à vous confier pour l'instant. En revanche, il a régulièrement des questions, des besoins d'éclairage, des points à valider.

Avec un accès payant, il peut réserver 30 minutes avec son consultant référent, payer en ligne et obtenir ses réponses. Simple, rapide, cadré. Pas besoin de relancer une négociation commerciale. 

Pas besoin de faire un devis pour une heure de conseil.

Le client y gagne en fluidité. Vous y gagnez en revenus récurrents. Et la relation reste vivante entre deux projets majeurs.

Pour vos prospects : tester avant de s'engager

Le cycle de vente en agence peut être long. Les prospects hésitent, comparent, demandent des références. Et souvent, ils veulent "sentir" l'expertise avant de signer un gros chèque.

Plutôt que d'offrir des appels gratuits qui ne débouchent sur rien, proposez-leur un format payant : une session de conseil, un audit flash, une heure de diagnostic. 

Le tarif est accessible (100€, 200€, 300€ selon votre positionnement), mais il crée un premier engagement.

Ceux qui paient sont des prospects sérieux. Ceux qui refusent de payer 150€ pour une heure d'expertise n'auraient probablement jamais signé un projet à 20 000€.

L'accès payant devient un filtre naturel. Il qualifie vos prospects et vous fait gagner du temps commercial.

Pour votre réseau : valoriser le temps de vos consultants

Vos consultants ont de la visibilité. Ils publient sur LinkedIn, interviennent dans des événements, sont reconnus dans leur domaine. Et cette visibilité attire des sollicitations :

  • Certaines sont légitimes : des gens qui ont un vrai besoin et qui seraient prêts à payer pour y répondre. 
  • D'autres sont opportunistes : des curieux qui veulent "picker ton cerveau" sans rien donner en échange.

L'accès payant trie automatiquement. Ceux qui ont un vrai besoin paieront sans sourciller. Les autres disparaîtront d'eux-mêmes.

Vos consultants ne passent plus une heure à expliquer gratuitement leur métier à quelqu'un qui n'achètera jamais rien. Leur temps est protégé. Leur expertise est valorisée.

#3 Comment ça fonctionne concrètement

Passons au concret. À quoi ressemble un accès payant à l'expertise, dans la pratique quotidienne ?

1 - Le consultant définit son offre

Chaque consultant choisit ce qu'il propose : un appel de 30 minutes, une session d'une heure, un audit flash sur un sujet précis. Il fixe son tarif, ses disponibilités et les conditions de l'échange.

Par exemple :

  • "Appel conseil SEO - 30 min - 120€"
  • "Audit flash de votre stratégie social media - 1h - 250€"
  • "Session Q&A recrutement - 45 min - 180€"

L'offre est claire. Le client sait exactement ce qu'il achète.

2 - Le client réserve et paie en ligne

Pas d'allers-retours par email. Pas de "tu m'envoies ton RIB ?". Le client accède à la page du consultant, choisit un créneau disponible et paie immédiatement par carte bancaire.

Le paiement est sécurisé. L'argent est capturé avant l'échange. Zéro risque d'impayé.

3 - L'échange a lieu

Le jour J, le consultant et le client se retrouvent en visio ou par téléphone. L'échange est cadré : il dure le temps prévu, ni plus ni moins. Le consultant délivre sa valeur, le client repart avec ses réponses.

4 - La facturation est automatique

À la fin de l'échange, la facture est générée et envoyée automatiquement. Rien à faire côté consultant, rien à faire côté administratif. Le système gère tout.

5 - Les commissions sont réparties

Si votre agence prend une commission sur les consultations (ce qui est logique), elle est calculée et répartie automatiquement. Vous avez une visibilité claire sur les revenus générés, par consultant, par offre, par période.

Quelques exemples de formats qui fonctionnent bien

  • L'appel conseil (30 min à 1h) : Le format le plus simple. Un client a une question, il réserve, il obtient sa réponse.
  • L'audit flash : Le consultant analyse un document, un site, une situation en amont, puis restitue ses recommandations en 30-45 minutes.
  • La session Q&A : Le client vient avec une liste de questions. Le consultant répond en mode "feu roulant". Très efficace pour débloquer plusieurs sujets d'un coup.
  • Le diagnostic express : Une version courte de vos prestations classiques. Pas un audit complet, mais un premier éclairage qui permet au client de savoir s'il doit aller plus loin.

L'idée n'est pas de remplacer vos prestations complètes. C'est d'offrir un format d'entrée, accessible, qui répond à un besoin ponctuel.

PARTIE 3 - Structurer l'accès à vos experts sans alourdir votre organisation

Vous voyez maintenant l'opportunité. Mais une question légitime se pose : comment mettre ça en place sans créer une usine à gaz ? Votre agence a déjà ses process, ses outils, sa charge de travail. Personne n'a envie d'ajouter une couche de complexité.

Bonne nouvelle : si c'est bien fait, l'accès payant à l'expertise simplifie les choses au lieu de les compliquer.

#1 Ce dont vous avez besoin (et ce dont vous n'avez PAS besoin)

Commençons par évacuer les fausses croyances.

Ce dont vous n'avez PAS besoin :

  • Changer vos process de gestion de projet. Vos projets au forfait continuent comme avant.
  • Former vos consultants pendant des semaines. Si réserver une salle de réunion est à leur portée, réserver un créneau payant l'est aussi.
  • Recruter quelqu'un pour gérer les réservations et la facturation. Le système le fait automatiquement.
  • Développer un outil sur mesure. Ça existe déjà.
  • Révolutionner votre modèle commercial. C'est une brique en plus, pas une refonte.

Ce dont vous avez besoin :

  • Un système qui permet à vos consultants de publier leurs offres et disponibilités.
  • Un système qui gère les réservations en ligne, sans intervention manuelle.
  • Un système qui encaisse les paiements avant l'échange, automatiquement.
  • Un système qui génère les factures sans qu'on ait à y penser.
  • Un système qui calcule et répartit les commissions si nécessaire.
  • Un système qui vous donne une visibilité sur l'activité générée.

En d'autres termes : un système qui fait le travail à votre place.

C'est exactement ce que Skod a été conçu pour faire. Mais avant de parler outil, parlons principes.

#2 Les 3 clés d'un système qui fonctionne

Pour que l'accès payant à l'expertise fonctionne dans la durée, trois conditions doivent être réunies.

Clé n°1 : Chaque consultant gère ses disponibilités et ses offres

Vous ne voulez pas d'un système centralisé où quelqu'un doit coordonner les agendas de tout le monde. Ce serait ingérable.

Le bon modèle : chaque consultant est autonome. Il définit ses créneaux disponibles, ses offres, ses tarifs. Il peut ajuster en fonction de sa charge projet. Si une semaine est chargée, il ferme ses disponibilités. Si une autre est plus calme, il les ouvre.

Cette autonomie est essentielle. Elle évite les goulets d'étranglement et responsabilise chaque consultant sur son activité annexe.

Clé n°2 : Le paiement est sécurisé avant l'échange

C'est le point non négociable. Si le client paie après l'échange, vous retombez dans les travers classiques : relances, impayés, discussions gênantes.

Le paiement doit intervenir au moment de la réservation. Le client entre sa carte bancaire, le montant est capturé, l'échange peut avoir lieu. Si le client ne se présente pas, vous êtes quand même payé (ou vous appliquez votre politique d'annulation).

Ce mécanisme change tout. Il professionnalise l'échange, il protège le temps de vos consultants et il élimine 100% des impayés.

Plus jamais un consultant ne se retrouvera à courir après un paiement pour une heure de conseil.

Clé n°3 : La facturation et les commissions sont automatisées

Si vos consultants doivent créer une facture manuellement après chaque appel de 30 minutes, ils ne le feront pas. Trop fastidieux pour des montants unitaires faibles.

Le système doit générer la facture automatiquement, l'envoyer au client et enregistrer la transaction. Zéro action manuelle.

Et si votre agence prélève une commission sur ces consultations (par exemple 20% pour couvrir les frais de structure et de commercialisation), cette commission doit être calculée et répartie automatiquement. Vous voyez en temps réel ce qui revient à l'agence et ce qui revient au consultant.

Cette automatisation est la condition sine qua non pour que le modèle soit viable. Sans elle, la charge administrative tue l'initiative dans l'œuf.

#3 Marque blanche : votre agence, votre plateforme

Un dernier point, souvent négligé mais essentiel : l'image que vous renvoyez.

Si vos clients doivent passer par une plateforme tierce pour accéder à vos experts, vous perdez quelque chose. Votre identité se dilue. L'expérience devient "réserver un consultant sur Plateforme X" au lieu de "accéder à l'expertise de l'Agence Y".

C'est pourquoi la marque blanche est importante.

Ce que ça signifie concrètement :

  • Vos clients accèdent à un espace à vos couleurs, avec votre logo, sur votre nom de domaine.
  • Les emails de confirmation et de rappel viennent de votre agence, pas d'un outil tiers.
  • L'expérience est cohérente avec votre positionnement et votre image de marque.
  • Personne ne sait quel outil vous utilisez en coulisses et personne n'a besoin de le savoir.

Vos clients voient votre agence. Point final.

Cette cohérence renforce la confiance. Elle professionnalise l'offre. Et elle vous permet de construire un actif durable : une plateforme d'accès à votre expertise, que vous maîtrisez de bout en bout.

Ce que Skod permet de faire

Skod a été conçu précisément pour ce cas d'usage

En quelques mots :

  • Vos consultants créent leurs offres et définissent leurs disponibilités en quelques clics.
  • Vos clients réservent et paient en ligne, avant l'échange.
  • Les factures sont générées automatiquement.
  • Les commissions sont calculées et réparties selon vos règles.
  • L'ensemble fonctionne en marque blanche, sous votre identité.
  • Vous avez un tableau de bord pour suivre l'activité : revenus par consultant, par offre, par période.

Le système tourne tout seul. Vos consultants se concentrent sur leur expertise. Vous vous concentrez sur votre développement.

Pas de développement technique. Pas de formation complexe. Pas de maintenance à gérer.

Vous activez une nouvelle source de revenus sans mobiliser de ressources supplémentaires.

PARTIE 4 : Lancer votre offre d'accès à l'expertise

Vous avez compris le concept. Vous voyez l'opportunité.

Reste la vraie question : comment on s'y prend ?

La réponse est simple : on ne fait pas tout en même temps. On commence petit. On valide. On élargit.

#1 Commencer avec une équipe réduite

Ne lancez pas avec toute l'agence. Ce serait une erreur.

Identifiez deux ou trois consultants dans votre équipe : 

  • Ceux qui sont déjà sollicités. 
  • Ceux qui reçoivent des messages LinkedIn régulièrement. 
  • Ceux qui ont des anciens clients qui reviennent "juste pour une question".

Ces consultants-là sont vos pilotes.

Ils comprennent intuitivement le problème parce qu'ils le vivent. Ils seront motivés pour tester et leurs retours vous permettront d'affiner le modèle avant de l'ouvrir à toute l'équipe.

Un bon pilote, c'est quelqu'un qui :

  • A une expertise identifiable (SEO, RH, stratégie digitale, peu importe).
  • Reçoit des sollicitations "hors contrat" régulièrement.
  • Est à l'aise pour mener un échange en autonomie.
  • A envie d'essayer.

Pas besoin de convaincre tout le monde au départ. Trois personnes motivées valent mieux que dix sceptiques.

#2 Créer des offres simples

Ne cherchez pas la sophistication. Les premières offres doivent être limpides, par exemple : 

"Appel conseil - 30 minutes - 150€"

Voilà. C'est tout. Le client a une question, il réserve, il obtient sa réponse.

Vous pouvez ajouter une ou deux variantes selon les profils :

  • Une session diagnostic d'une heure pour aller plus en profondeur
  • Un audit flash où le consultant analyse un document en amont, puis restitue ses recommandations

Mais pas plus. Pas au début.

L'erreur classique, c'est de vouloir couvrir tous les cas de figure dès le lancement. Résultat : personne ne comprend ce qui est proposé, personne ne réserve.

Un intitulé clair. Un tarif visible. Un format compréhensible en trois secondes.

C'est ce qui fonctionne.

#3 Trouver le bon tarif

Le tarif, c'est souvent ce qui bloque. On a peur de mettre trop cher. On a peur de se brader.

Voici comment y réfléchir : 

  • Trop bas (50€ pour une heure), vous envoyez un signal négatif. Vous attirez des curieux qui ne valorisent pas votre expertise. Et vos consultants auront l'impression de perdre leur temps.
  • Trop haut (500€ pour 30 minutes), vous créez une barrière. Les gens hésitent. Le modèle ne décolle pas.

La zone pertinente se situe généralement entre 100€ et 300€ pour 30 minutes à une heure. Ça dépend de votre positionnement, de votre secteur, de la rareté de l'expertise.

Mais ne restez pas bloqué sur ce choix. Testez un tarif, observez les réactions, ajustez.

Le bon prix, c'est celui où les clients paient sans négocier et où vos consultants sentent que leur temps est respecté.

#4 Faire connaître l'offre

Une offre invisible ne génère rien, mais vous n'avez pas besoin d'une campagne marketing pour démarrer.

Vos clients existants sont votre premier réservoir.

Ces gens vous connaissent. Ils vous font confiance. Et certains d'entre eux ont des besoins ponctuels qu'ils n'osaient pas exprimer parce qu'il n'existait pas de cadre pour ça.

Un email simple suffit :

"Vous avez travaillé avec nous sur [projet]. Depuis, vous avez peut-être eu des questions, des besoins d'éclairage, des points à valider. Désormais, vous pouvez accéder directement à nos experts pour des sessions de conseil ponctuelles. Réservation en ligne, échange cadré. [Lien]"

Pas de discours commercial. Juste une information utile.

LinkedIn est votre deuxième levier.

Vos consultants y sont présents. Ils y sont sollicités. Ils peuvent commencer à répondre différemment.

Au lieu de : "Oui, on peut caler un call" (et donner 45 minutes gratuitement)

Ils peuvent dire : "Avec plaisir. Tu peux réserver un créneau ici : [lien]"

Ce n'est pas agressif. Ce n'est pas fermé. C'est professionnel. C'est cadré.

Et petit à petit, les sollicitations opportunistes disparaissent, remplacées par des demandes sérieuses de gens prêts à payer pour accéder à l'expertise.

Ajoutez le lien dans les signatures email.

Un ajout discret. Chaque email devient une micro-invitation. "Besoin d'un conseil ponctuel ? Réservez une session : [lien]"

Ça tourne tout seul. Ça ne demande aucun effort. Et ça génère des réservations au fil de l'eau.

#5 Tester, observer, ajuster

Vous avez lancé. Quelques consultants. Quelques offres. Quelques communications.

Maintenant, vous observez.

Au bout d'un mois, faites le point :

  • Combien de réservations ?
  • Quel type de demandes ?
  • Les tarifs étaient-ils adaptés ?
  • L'expérience était-elle fluide ?
  • Qu'est-ce qu'on pourrait améliorer ?

Les premiers retours sont précieux. Ils vous diront si les offres sont claires, si les tarifs sont justes, si le processus fonctionne.

Ajustez ce qui doit l'être. Puis élargissez.

D'autres consultants voudront rejoindre le mouvement. D'autres offres émergeront. Le modèle s'installe naturellement, sans forcing.

CONCLUSION

Revenons au point de départ.

Vos consultants sont sollicités en permanence :

  • Par des anciens clients qui reviennent "juste pour une question". 
  • Par des prospects qui veulent "valider quelques points". 
  • Par des contacts LinkedIn qui aimeraient "15 minutes de ton temps".

Ces sollicitations, aujourd'hui, vous les traitez au cas par cas. Souvent gratuitement. Par réflexe. Parce qu'il n'existe pas d'alternative simple.

Ce guide vous a montré qu'il en existe une.

Pas une révolution. Une extension.

Vos projets au forfait continuent comme avant. Personne ne facture les emails échangés dans le cadre d'une mission. Ce serait absurde.

Mais ces sollicitations qui arrivent hors contrat, ces demandes ponctuelles qui ne rentrent dans aucun devis, celles-là méritent un cadre. Un cadre clair, professionnel, où chacun y trouve son compte.

Le client y gagne : il accède à l'expertise dont il a besoin, sans lancer un projet complet.

Vos consultants y gagnent : leur temps est valorisé, les demandes opportunistes disparaissent.

Votre agence y gagne : une nouvelle source de revenus sur un gisement aujourd'hui inexploité.

Et ce cadre, Skod le fournit.

Vos consultants créent leurs offres. Vos clients réservent et paient en ligne. Les factures partent automatiquement. Les commissions se calculent toutes seules. L'ensemble fonctionne sous votre marque, de manière invisible.

Vous n'avez rien à développer. Rien à maintenir. Juste à activer.

Alors, par où commencer ?

Identifiez deux ou trois consultants dans votre équipe. Ceux qui sont déjà sollicités. Créez quelques offres simples. Informez vos clients existants. Testez pendant un mois.

Les sollicitations arrivent déjà. Elles arrivaient hier. Elles arriveront demain.

La seule question est : allez-vous continuer à y répondre gratuitement, ou allez-vous leur donner un cadre ?

Prêt à transformer l'expertise de vos consultants en nouvelle source de revenus ?